Milieu, Biodiversité & Ecosystèmes
Nevers_Refuge Climatique
Le projet de la Grande Pâture s’inscrit dans une démarche climatique. En effet, la réflexion est portée par l’observation de la montée des eaux qui touche déjà de nombreuses régions du monde. Dans le cadre du projet, nous avons imaginé un futur où Nevers serait menacée par les eaux. Ainsi, notre réflexion porte sur le relogement des populations. Elle s’appuie également sur un projet urbain d’espaces publics et sur une approche géographique. Cette réflexion est centrée sur le quartier de la Grande Pâture, un quartier refuge épargné par la montée des eaux, qui offre de nombreuses qualités naturelles et sociales que nous avons souhaité réinvestir.
La visite de ce quartier est marquée par ses espaces libres, ses friches, ses pelouses et sa place centrale. Bien qu’il s’agisse d’un espace dortoir et en partie vacant, le quartier reste vivant à l’échelle sociale grâce à des lieux comme le marché ou le centre social, qui ont été des sources d’inspiration pour notre réflexion et nos recherches.
Ces observations ont motivé notre volonté de réinvestir le site à travers l’existant, sans aucune construction neuve ni réartificialisation des sols. De plus, le quartier est relié à des éléments naturels importants : la forêt, un étang et une rivière. Cependant, ces éléments sont pour la plupart séparés par la zone d’activité, qui encercle le quartier et le sépare de la zone rurale environnante.
Nous avons alors réfléchi à requalifier cette frange pour développer la biodiversité, rétablir l’accès à la zone rurale et offrir un nouveau paysage aux habitants du quartier, notamment par le décloisonnement de la zone. Dans le cadre de la réflexion sur le relogement, nous pensons à un développement progressif, inscrit dans le temps long et structuré en plusieurs phases. Dans un premier temps, il s’agirait de reloger quelques familles. Ensuite, de nouveaux commerces prendraient place sur le site. Enfin, pour accueillir cette nouvelle population et organiser la vie du quartier, les places publiques et les espaces communs seront repensés et réorganisés, notamment à travers la requalification de la place centrale et la mise en œuvre d’un espace nourricier à l’est du site, répondant à la forte demande de jardins partagés.
Ainsi, des réflexions sur la réactivation des rez-de-chaussée ont été menées, tout comme celles sur le réinvestissement des ruines et la requalification de la zone d’activité. Ces projets sont pensés selon différentes temporalités, proposant ainsi des réponses variées aux enjeux de relogement et de développement de la ville, tout en intégrant l’évolution du climat et des modes de vie dans nos propositions.
Enfin, cette réflexion explore des outils adaptatifs qui peuvent être étendus à d’autres quartiers, d’autres villes, mais également à une plus grande échelle. Elles permettent ainsi de répondre plus largement à la question du relogement.































